mardi 25 janvier 2011

Avant le spectacle "Toc à Trac", un verre est offert aux spectateurs au théâtre de Nesle. L'auteur, François Minod signera son ouvrage.

jeudi 2 décembre 2010

Compte-rendu du BL du jeudi 25 novembre 2010 (rédigé par François)
La soirée commença par une coupe de Champagne pour fêter le soutien du CNL (Centre National du Livre) à la publication du prochain livre de François.
Quelques heures plus tard, il devait être 3 ou 4h du matin, certains, avachis sur le canapé ou étalés sur le sol ânonnaient des mots, des bouts de phrases, prétendant qu’ils étaient venus pour la transformation.
Ainsi a-ton-pu entendre des bribes d’un texte très drôle écrit par Nicole (que vous pourrez lire en fichier joint) sur ce thème improbable.
Puis François, se croyant dans un bar, nous parla d’une dame et d’un chien qui se transforme en teckel, que sais-je encore ! Le champagne aidant, il était difficile de comprendre ce qu’il disait. Heureusement le texte qu’il a écrit pour l’occasion est en fichier joint.
Après, après, je ne sais plus l’ordre de passage, il était très tard, nous étions dans les bulles, je crois entendre la voix de Rached lisant un extrait de la nuit remue d’Henri Michaux. Ca tombe à propos, pour remuer ça remue ; Rached malgré tout s’en est bien sorti.
C’est à Breton ensuite de nous embarquer dans l’amour fou dont Jean Pascal se fit le porte parole. Je me souviens d’une histoire de Tour Saint Jacques que l’auteur reconstruit à chaque perception…
Puis vint le tournant animalier, la transformation était en train d’opérer sa basse besogne auprès d’un homme, Jean et de toute une population atteinte de rhinocérite. C’est avec conviction, malgré l’heure tardive et les effets des bulles qu’Agnès nous lut une scène du Rhinocéros de Ionesco.
Dans ce contexte, ne manquait plus que Kafka le prince de la transformation, pardon de la métamorphose. Eh bien non, Catherine, maline, ne lira pas un extrait de La Métamorphose, non elle lira une petite nouvelle du grand Franz, le pont, extrait d’un recueil de textes et de nouvelles : La muraille de Chine.
Pierre, qui nous fit le plaisir d’être parmi nous ce soir nous présenta le livre des transformations (Yi King) et plus particulièrement nous montra le graphisme de 8 trigrammes conçus au départ comme les images de ce qui se passe dans le ciel et sur la terre.
Puis vint Arthur Après le déluge. Dans la bouche de Caroline, notre grand Rimbaud prit tout son éclat.
De nouveau la transformation allait sévir. La chatte (fut) métamorphosée en fille, grâce à Georges qui, malgré l’heure tardive et les excès de bulles sut servir notre grand Jean de la Fontaine
Last but not least, une voix venue d’ailleurs nous parla de transformation, de désir, de déconstruction, bref, une voix, celle de l’Autre, peut-être le grand ? se fit entendre par magnétophone interposé. En fait, il s’agissait de Georges, l’autre Georges de notre petit groupe qui, ne pouvant être présent, confia à Odette le soin de nous faire entendre son allocution.
Avant de partir, Catherine proposa le thème de la fuite pour notre prochain Buffet. La proposition fut validée par l’ensemble des participants.
La soirée, en fait, se termina à 23h (et dans mon rêve beaucoup plus tard !).

mercredi 24 novembre 2010

Je vous rappelle que le prochain BL (Buffet Littéraire)dont le thème est "transformation" aura lieu ce jeudi 25 novembre à partir de 20h.
Nous en profiterons pour boire une coupe à l'occasion du soutien apporté par le Centre National du Livre au prochain livre de François qui sortira fin janvier.
A jeudi, donc?
François Minod

mardi 19 octobre 2010

compte rendu buffet littéraire 30-09-10

Compte rendu du buffet littéraire du 30 septembre2010 (François Minod)

Tout d’abord je tenais à informer les participants que Françoise (Assus-Juttner) Yves,
Isabelle, Patricia, Antoine m’ont prié de les excuser de ne pas pouvoir participer à ce buffet
littéraire.

Pour ce premier Buffet littéraire de la saison 2010-2011, le thème proposé fut « littérature
et poésie maritimes »
Ce thème est éternel et universel. De l’Ulysse d’Homère à celui de James Joyce au siècle
dernier, en passant par l’Eneide de Virgile, Vingt mille lieux sous les mers de Jules Verne,
Moby Dick de Melleville, Oceano Nox de Victor Hugo ou, moins connu L’enfant de la
haute mer de Jacques Supervielle, sans oublier les innombrables ouvrages de Pierre Loti,
Bougainville et autres Stevenson, la mer, l’océan ont toujours fasciné les poètes et les
écrivains, voire les psychanalystes (cf. le livre dont nous a parlé Françoise : « Quand Freud
voit la mer » de Georges-Arthur Goldschmidt ).
N’ayant pas pris de notes durant cette réunion, j’ai demandé aux contributeurs de me
rappeler les références de leur lecture. L’ordre des intervenants n’est pas forcément
respecté dans ce CR, vous m’en excuserez, mais après tout, nous ne sommes ni à l’école ni
en entreprise, donc nous pouvons prendre des libertés avec les règles formelles.
A présent jetons nous à l’eau, si je puis dire.

Nicole, comme à son habitude, nous a lu un texte de sa composition « Oceano colors ». Feu
d’artifice de couleurs, d’esprit, d’inventivité. Merci Nicole.

Jean Pascal a lu un extrait de l’ouvrage de Henry Miller « Le colosse de Maroussi », chant
d’amour adressé à la Grèce, à son ciel profond, à ses flots étincelants, mais aussi à la Grèce,
patrie des Dieux… et de l’humain : Il faut que le monde redevienne petit, comme l'était
le monde grec, autrefois. Assez petit pour inclure chacun de nous. Tant que les hommes,
jusqu'au dernier, n'y seront pas inclus, il n'y aura pas de véritable société humaine. »

Rached a lu « le naufrageur » un poème de Tristan Corbière, poète du 19ème, fils d’un
capitaine d’artillerie maritime et marin lui-même. Corbière, d’une certaine façon est le père
du roman maritime Français. Voici un extrait du ditpoème :
J’ai vu dans mes yeux, dans mon rêve
La Notre Dame des Brisons
Qui jetait à ses pauvres gens
Un gros navire sur leur grève
Sur le grève des Kerlouans
Aussi goélands que les goélans

Antoine a lu un extrait de « Port Soudan » (chapitre 5) d’Olivier Rollin. Ce passage abordait
en particulier le thème de l’épave, sorte de ruine symbolisant à la fois la violence, la cruauté
(scène des murènes dévorant un jeune chien jeté à l’eau) et la paix, l’immobilité.

Georges a lu 2 extraits de « mon voyage en Amérique » de Blaise Cendrars ; journal de bord
d’une traversée Europe-Amérique au début du 20ème siècle.

mercredi 29 septembre 2010

Je vous rappelle que le 1er buffet littéraire de la saison aura lieu jeudi 30 septembre à 20h. Le thème retenu est : littérature et poésie maritimes.

mercredi 16 juin 2010

CR du Buffet littéraire du 2 juin 2010 (Brigitte)

Le thème : nourriture et littérature : 2ème réunion
Les personnes présentes : Rached, Cathy, Antoine (Estapa), Agnès, Isabelle, Françoise (Assus), Jean-Pascal, François et Brigitte puis plus tardivement Joachim, Romain, Nico (un copain de Romain)

Jean Pascal débute par un texte très court, une œuvre poétique de Boileau, « une chanson à boire » qu’il écrivit en sortant d’un cours de philo à l’age de 17 ans.
Cela nous donne la permission de boire et hop ! la bouteille de champagne est ouverte pour fêter l’entrée à la comédie française de Félicien, le fils de Françoise. BRAVO.

Isabelle prend le relai avec son dynamisme habituel et nous lit un article d’un journaliste de l’express écrit en 2004 sur un écrivain amateur éclairé de la bouffe qui sait « cuisiner sa vie , qui mêle la bouffe à la poésie, qui arrose les pages de vin.
Nous n’avons pas deviné son nom. C’est Jim Harisson. À lire: Légendes d’automne. Dalva.
Rached nous a parlé de Chang un chinois venu rendre visite à un ami dans le midi après avoir fait un séjour à Montréal ou la cuisine européenne l’avait fait grossir et l’avait rendu malade. Le passage lu décrit un marché de Provence, les parfums, les couleurs, l’achat des légumes puis la préparation minutieuse de plats chinois. Très beau texte, de qui ? de Laurent Durrel qui habite Sommières, c’est un grand ami de Miller. Le livre : « Le sourire du TAO ».

Françoise prend la suite, elle chante ? Non, elle lit un passage de « L’amant de la Chine du Nord » de Marguerite Duras.

Qui prend la suite ? Le maître de maison : François. Il commence à lire un texte que je trouve très poétique, très sensuel. On entre dans la cave, les pommes sont là. Comment a t-on pu se passer…
De qui est-ce ? personne ne devine. C’est beau. C’est un texte de « La première gorgée de bière » de Delerm
Nous étions nombreux à avoir lu ce livre et nous ne l’avions pas obligatoirement apprécié, alors que là, nous étions sous le charme de L’odeur des pommes. Il nous a ensuite lu les loukoums chez l’arabe et enfin Banana Split que j’ai trouvé moins bon.

Antoine a lu un extrait du « Canard sauvage » d’Ibsen. Texte décrivant les difficultés d’une famille pauvre vivant dans un grenier. Le père est attendu, il a été invité à un dîner en ville, que va t-il rapporter à cette famille qui meurt de faim ? une friandise ? non, tout simplement le menu.

Puis vient mon tour ; Un homme ose pour la première fois aborder une femme dans la rue. Il l’invite à boire un verre, et cette rencontre va dépendre de la boisson que choisira cette femme. Un petit passage savoureux de « Délicatesse » de David Foenkinos.

Jean Pascal pour le plus grand plaisir de beaucoup choisit de lire un passage d’ « Ulysse » de Joyce. Écriture pas facile, EXTRAAAORDINAIRE de l’avis de Rached et de quelques autres? Mais quel plaisir de l’écouter !

On ouvre une bonne bouteille de vin. Françoise nous a apporté un côte de Provence 2002 Château des Sarrins qui accompagne parfaitement le plateau de fromage.
Romain et ses copains arrivent pendant que Françoise se prépare pour lire un très beau texte (sur les richesses culinaires de Nice) extrait du livre : « La promesse de l’aube » de Romain Garry. Écriture très moderne. C’est un niçois comme Le Clezio. Il faut lire ou relire Gros câlin ou La vie devant soi ou encore la biographie de Romain Gary : Le caméléon.

Catherine nous régale ensuite en lisant un passage de « Souvenirs de la maison des morts de Dostoïevski »

François continue avec un passage dédié à un dîner (chapitre 7) de l’ouvrage de Marguerite Duras « Moderato Cantabile ». Très belle écriture (féminine ?) Il enchaine avec un extarit de « Mythologie » de Roland Barthes dédié à une approche sémiologique du beefsteak, décrit sous toutes ses formes : cru, saignant, cuit, tartare. Ce texte ne m’a pas mis en appétit, mais heureusement les agapes littéraires étaient terminées.
Au risque de me répéter, je le dis tout de même : très bonne soirée, merci, merci à tous et tout particulièrement merci à François.

lundi 17 mai 2010

CR du Buffet Littéraire du 6-5-10

Compte-rendu du buffet littéraire du 6 mai 2010 (Brigitte)


Avertissement : tous les textes lus durant la soirée ne figurent pas dans ce compte-rendu, n’y voyez pas d’intention sélective de ma part, mais plutôt la contrainte du temps. Cela dit, si certains de nos lecteurs veulent faire partager leur lecture, qu’ils n’hésitent pas à les diffuser sur la liste des participants au buffet littéraire


Nous sommes le 6 mai 2010, jour du buffet littéraire chez François, nous sommes peu (9) mais nous sommes bien.
Le thème : la bouffe et la littérature
Des mets tout à fait convenable nous permettent de nous mettre dans l’ambiance :
- Salade de riz aux encornets
- Salade périgourdine
- Plateau de fromage
- Desserts multiples : Financier – Flaps Jacks- Marquis praliné- Tarte aux pommes. Tout cela délicieux
Les textes maintenant :
François commence, il nous lit un très beau texte de Prévert : La grasse matinée. Une écriture qui rappelle un peu la sienne.
Il s’agit de nommer les maux de la faim par les mots, la détresse.

Rached prend la suite et nous lit un texte que François a reconnu, une nouvelle de Raymond Carver traduit par François Lascain : Tais-toi, je t’en prie. Il a choisi de nous lire Obèse.
Notre ami fait des progrès en lecture pour notre plus grand plaisir, il s’en est d’ailleurs félicité lui-même. Écriture très intéressante, particulière, prenante.

Brigitte prend la suite et lit certains passages du début du livre d’Amélie Nothomb : La métaphysique des Tubes. Texte autobiographique chargé de sens et apprécié à l’unanimité alors que beaucoup disait ne pas apprécier cette écrivaine. Seule Amélie Nothomb a magistralement décrit cette naissance à la conscience par la découverte du plaisir gustatif, en substituant de façon habile à la blancheur du lait maternel, habituellement le symbole de la nourriture primaire et première, la blancheur d’un morceau de chocolat blanc. « En un soubresaut de courage, il attrape la nouveauté avec ses dents, la mâche mais ce n’est pas nécessaire, ça fond sur la langue, ça tapisse le palais, il en a plein la bouche – et le miracle a lieu. La volupté lui monte à la tête, lui déchire le cerveau et y fait retentir une voix qu’il n’avait jamais entendue : - C’est moi ! C’est moi qui vis ! C’est moi qui parle ! Je ne suis pas ‘il’ ni ‘lui’, je suis moi ! »
François nous aménage un intermède en nous lisant un passage du texte de Flaubert : Salammbô. Grandiose.

Patrick prend la suite et nous voyager, grâce à sa voix mise au service de 2 poésies magnifiques de Rimbaud : Au cabaret vert, mais surtout :
Fêtes de la faim
Ma faim, Anne, Anne,

Fuis sur ton âne.


Si j'ai du goût, ce n'est guère

Que pour la terre et les pierres.

Dinn ! dinn ! dinn ! dinn ! Mangeons l'air,

Le roc, les charbons, le fer.


Mes faims, tournez. Paissez, faims,

Le pré des sons !

Attirez le gai venin

Des liserons ;


Mangez

Les cailloux qu'un pauvre brise,

Les vieilles pierres d'église,

Les galets, fils des déluges,

Pains couchés aux vallées grises !


Mes faims, c'est les bouts d'air noir ;

L'azur sonneur ;

C'est l'estomac qui me tire.

C'est le malheur.


Sur terre ont paru les feuilles !

Je vais aux chairs de fruit blettes.

Au sein du sillon je cueille

La doucette et la violette.


Ma faim, Anne, Anne !

Fuis sur ton âne.

Catherine nous lit un texte de Marguerite Duras : La cuisine de Marguerite aux Editions Jacob.
Ainsi, pour Marguerite Duras, au-delà de l’identité administrative, française, son enfance, ancrée dans la terre vietnamienne, lui a forgé un palais aux sensibilités plus asiatiques qu’européennes.

Patricia nous a lu quelques passages de : Les miscellanées culinaires de Mr Schott Ed : Ben Schott.
En voici quelques-unes :
J’adore la cuisine chinoise
J’adore le n°27

À partir d’un certain âge, on se regarde moins dans le dos de la cuillère.

Pour bien manger en Angleterre il faut prendre 3 petits déjeuners

La période critique dans le mariage, c’est l’heure du petit déjeuner.

Isabelle nous dit être très intéressé par l’origine de certains mots anglais d’origine française et vice-versa.
Exemple : breakfast : couper le jeûne et déjeuner : casser le jeûne

Patricia continue : Les gourmands creusent leurs tombes avec leurs dents.

Un des inconvénients du vin, c’est faire prendre les mots pour des pensées.

Le concombre est un légume qu’il faut bien émincer, assaisonner avec du poivre et du vinaigre, puis jeter aussitôt car il ne vaut rien du tout.

François nous lit avec sa voix gargantuesque un passage de L’Assommoir de Zola. C’est énorme, truculent, ça dégouline, ça éructe et ça « pête ».

Brigitte et oui encore elle pour une fois, lit un passage de Zazie dans le métro de Raymond Queneau.
Raymond Queneau avec une verve délectable, met en scène, la gouailleuse Zazie, qui se jette dans l’univers parisien avec voracité. « Les moules servies, Zazie se jette dessus, plonge dans la sauce, patauge dans le jus, s’en barbouille. Les lamellibranches qui ont résisté à la cuisson sont forcés dans leur coquille avec une férocité mérovingienne. Tout juste si la gamine ne croquerait pas dedans. Quand elle a tout liquidé, eh bien, elle ne dit pas non pour ce qui est des frites. [...] On apporte les frites. Elles sont exceptionnellement bouillantes. Zazie, vorace, se brûle les doigts, mais non la gueule. Quand tout est terminé, elle descend son demi-panaché d’un seul élan, expulse trois petits rots et se laisse aller sur sa chaise épuisée. Son visage sur lequel passèrent des ombres quasiment anthropophagiques s’éclaircit. Elle songe avec satisfaction que c’est toujours ça de pris.»
Symbole d’une étonnante vitalité, d’une étonnante indépendante, d’une étonnante liberté, Zazie, va déstabiliser la vie de toute personne qui l’approche comme elle dévore tout sur son passage. Son appétit gargantuesque déstabilise les rouages de la société, il est révolutionnaire et subversif. En affichant son appétit aussi bien alimentaire que sensuel, elle provoque la société bourgeoise de son époque, masculine et bien-pensante.

Et enfin, parce qu’il y a une « faim » François nous a lu 3 petits textes ciselés de son prochain livre : Le déplieur.
La crise, Le déplieur, Mine de rien.
LA CRISE ©
- La mer est bleue, le soleil est au zénith, les bateaux glissent sur l’eau, il y a même des enfants qui font des châteaux de sable, alors de quoi se plaint-on ?
- La crise.
- Je l’avais oubliée celle-là. On enlève quoi alors ? Les bateaux ? Le soleil ? Le bleu de la mer ? Pas les enfants tout de même ?
- Peut-être les châteaux de sable ?
LE DEPLIEUR ©
Quand on a pris le pli, ce n’est pas facile de se déplier. Tant qu’on ne s’en rend pas compte, pas de problème, on est dans son pli, tranquille, insouciant. C’est quand on se voit dans le miroir de la salle de bain que ça fait quelque chose, « mais t’es tout plié dans ton pli » se dit-on. Dès lors, soit on décide de rester comme ça, soit on décide de changer, de se déplier mais ce n’est pas facile car on est plié de pied en cap depuis si longtemps. On n’a plus qu’une solution : aller chez le déplieur en sachant que le résultat sera sans retour.
Raide à jamais on sera.

Mine de rien ©
- Rien que d’y penser ça me mine. Je vais essayer de ne plus y penser.
Un temps
- Ça ne marche pas.
- Et si tu y pensais comme ça, mine de rien ?
- Tu as raison, je vais essayer.
Un temps
On dirait que ça marche, c’est plus… comment dire ?
- Discret.
- Oui, c’est là quoi, tranquille, oui tranquille mais là, comme une musique de fond, ça fait partie du décor, c’est partout, ici, là, derrière, en dedans, un chuchotement, un murmure dans le creux, c’est ça, dans le creux, et ailleurs aussi et tout autour.
- Et ça ne t’empêche pas ?
- Heu, non, ça ne m’empêche pas.


Voilà, désolée j’ai été un peu longue mais cette soirée m’a inspirée.
À bientôt
Brigitte

mercredi 3 mars 2010

Je vous rappelle que le prochain buffet littéraire aura lieu ce jeudi à 20h.
Le thème de la soirée est" le double" et comme chaque fois je demande à ceux
qui souhaitent faire une contribution de me le dire à l'avance afin que
j'organise un peu la soirée. N'oubliez pas non plus les nourritures
terrestres.
A jeudi et bon vent littéraire (et autre)
François

vendredi 19 février 2010

Vous trouverez ci -dessous le compte-rendu du Buffet Littéraire du 28 janvier rédigé par Brigitte. En fichier joint les 2 textes de Nicole et le mien.

La prochaine réunion aura lieu le mercredi 3 mars à 2Oh. Le thème retenu est: le double. Ceux qui souhaitent faire une contribution sont invités à me le dire. Merci et à très bientôt le plaisir de vous revoir.

François


Compte-rendu du Buffet littéraire du 28/01/10 (Brigitte)


Nous étions 13 et cela ne nous a pas porté malchance. Des textes très différents ont été lus ou écrits par certains d’entre nous, cela nous a fait voyager, c’était le but puisque le thème était : le voyage.

Nous avons beaucoup regretté l’absence de Nicole Voltz qui na pas pu venir.

Après une introduction de François, Brigitte a lu un passage de « Voyage dans le passé » de Stephan Zweig (Ed. Grasset), très beau texte que j’ai découvert il y a peu pour notre plus grand plaisir

Intermède de François avec 2 petits textes.

Puis Isabelle a lu un passage de «Bouvard et Pécuchet » de Flaubert.

François a lu un extrait magnifique de « Voyage dans le souvenir » de Colette Fellous :

" Le monde m’a été donné, je dois le rendre…" (Gallimard et Folio)

Nicole a lu un texte qui pourrait être une suite de celui de la dernière fois. Ils ont grandi. Le titre : «Voyage de noce à bord du brise glace - love, love »

Regard incisif, humour, esprit pétillant, tout est là pour le plus grand plaisir de celui qui écoute et qui se marre.

Jean-Pascal a lu la préface « des Aventures d’Arthur Gordon de Jacques Perret » traduit par Baudelaire en 1828 et un autre texte magnifique de Michel Foucault : « Le corps utopique – Les hétérotopies»

François a lu ensuite un très beau texte de sa composition: « Le retour des motifs», voyage entre réalité et imaginaire.

Puis Antoine a lu une fable de La Fontaine : « Les 2 pigeons » montrant les dangers du voyage. Sa diction et le texte nous ont fait passer un très bon moment.

Agnès a lu 4 extraits du « Voyage à la havane » de Reinaldo Arenas, voyage d’un couple excentrique en quête du regard des autres, en quête d’identité.

Cette lecture des extraits nous a donné l’envie de lire l’ouvrage en entier.

François a lu un poème d’un inconnu Guatémaltèque qui nous a permis d’entendre la belle langue espagnole malgré l’absence de Joaquim.

Yves a lu un extrait d’un texte qu’il est en train d’écrire sur la vie d’un enfant du Haut Atlas, qui a migré en France, recruté pour travailler dans les usines Péchiney où il va ensuite avoir une activité syndicale, particulièrement importante au moment de la fermeture des usines. Ce sera le début d’une ascension intellectuelle. Il rencontrera des hommes politiques et des intellectuels importants ( Fabius, Bourdieu entre autres). Il créera une association :

« Migration et Développement » qui a 25 ans et dans laquelle Yves est secrétaire général. Écriture classique, très bien documentée.

François a terminé comme il se doit avec un petit texte d’Henri Michaux, la mascotte de tous nos buffets littéraires.

J’espère que certains, en lisant ce compte-rendu, regretteront leur absence et que d’autres se remémoreront un bon moment.

À tout bientôt.

Brigitte

samedi 12 décembre 2009

Francoise Sagan par Assus

en lien je vous envoie un extrait du dernier buffet littéraire


mercredi 2 décembre 2009

Chers amis,
La prochaine réunion du Buffet Littéraire aura lieu le 10 décembre 09 à 2Oh. Le thème de cette soirée est consacré au voyage (vaste sujet qui nécessitera sans doute une autre réunion). Merci aux personnes souhaitant faire une contribution de me l'indiquer rapidement afin que je puisse organiser le planning de la soirée. Merci aussi de penser aux nourritures terrestres.
Rv jeudi 1O-12 à 20h donc.
Littérairement vôtre.
François

mardi 6 octobre 2009

Chers amis,
Merci à tous de cette merveilleuse soirée passée ensemble dans une ambiance amicale, conviviale et très créative. Ainsi la poésie, la musique, le théâtre, la danse, le cinéma, l'architecture, la philosophie ont été de la fête jusqu'à 1h30 du matin.
Merci à Jean Pascal de nous avoir reçus dans sa maison accueillante, insolite, pleine de charme, et de bonnes vibrations.
L'idée de croiser différentes formes d'expression, de courants artistiques et littéraires (voire philosophique), différentes générations est, me semble-t-il une idée à creuser et sans trop m'avancer, je suis persuadé que nous allons poursuivre et approfondir "nuestro camino".
Patrick (que je remercie) va nous préparer (quand il aura un peu de temps car il est très pris) un petit montage vidéo de la soirée que je vous forwarderai. Il sera diffusé sur le blog du buffet littéraire, je vous en reparlerai.
Concernant la 1ère réunion (de la saison) du buffet littéraire, elle aura lieu vraisemblablement après la Toussaint (soit le mercredi 4, soit le jeudi 5 novembre). Avant ce sera difficile car les travaux de mon appart. ne seront pas terminés. Nous reprendrons nos réunions 1 fois par mois jusqu'au mois de juin. Je reviendrai vers vous pour vous en dire un peu plus sur le thème de la 1ère réunion et sur l'évolution de notre activité.
Concernant la date, j'attends que vous me disiez votre préférence (le 4 ou le 5 novembre) et je choisirai selon les disponibilités du plus grand nombre. Merci donc de me répondre sous huitaine.

samedi 4 juillet 2009

Bonjour,
Comme promis, je reviens vers vous.
Comme nous sommes dans une période de pré-vacances, voire pour certains de vacances, je ne serai pas long et renvoie en septembre le petit bilan que je souhaitais faire avec vous pour faire évoluer notre activité commune.
Pour l'instant, je voudrais juste savoir si vous comptez poursuivre l'expérience (point important) et si tel est le cas pré-sélectionner 1 date parmi les 2 proposées:

Mercredi 23 septembre------ 1
ou
jeudi 24 septembre---------- 2

C'est vrai que je m'y prends tôt mais je pense que c'est mieux de battre le fer....
Je vous saurai donc gré, vraiment très gré de prendre le temps de me répondre. Je pars dans 1 semaine et serai ravi d'avoir vos réponses.
Littérairement vôtre.
François

vendredi 26 juin 2009

Buffet littéraire du 25-6-09
La soirée d'hier fut particulièrement émouvante, poétique, pleine de vie et de tendresse. Je tiens au nom de toutes les personnes présentes (je ne pense pas trop m'avancer en le disant) remercier très chaleureusement Birgit et Patrice pour le spectacle qu'ils nous ont offert. La complémentarité de ces 2 artistes est magique. Ce mariage de la poésie, de la chanson, du violoncelle est sublime. Les sons que Birgit arrive à produire avec son instrument sont inouïs. On croirait entendre parfois des mouettes,d'autres fois des baleines, d'autres encore l'écho de la mer. Quant à Patrice, il nous transporte dans son univers poétique. On danse et on tutoie les étoiles.
Merci aussi à Alain pour les poèmes qu'il nous a lus ou fait écouter (cd enregistré avec la complicité de Patrice qui a conçu la musique). Ce fut aussi un moment très intense d'une rare densité.
Je remercie aussi tous les autres contributeurs :
Françoise qui nous a lu une de ces chroniques avec beaucoup d'intensité et de sincérité,
Jean Pascal qui nous a lu des passages d'un livre de Manlio (?) Brusantin "Histoire des couleurs", voyage initiatique et alchimique au pays de la couleur,
Patricia (Trish) qui, de sa voix pure et cristalline nous a emmené en Ecosse avec "Oh! the summer time has come" Léa et Romain qui, dans leur duo guitare-chant nous ont transporté au coeur du Brésil,
et puis, surprise de la soirée, Patrice, l'autre, celui de La Garde Freinet, qui, de passage à Paris, est venu partager ce moment rare avec nous et a été mon partenaire pour la lecture de plusieurs textes issus de mon dernier ouvrage "grain à moudre".
Merci aussi à tous les autres participants qui ont par leur écoute bienveillante et chaleureuse contribué à faire de cette soirée un moment rare.
Je ne parlerai pas des absents, ils ont tort, ils le savent d'ailleurs, mais je leur fais tout de même un petit signe amical et poétique et espère beaucoup qu'ils seront des nôtres en septembre prochain. Nous reparlerons de la date plus précisément. A priori, je propose que nous fassions la 1ère réunion vers la fin septembre. Je revendrai donc vers vous début juillet et vous demanderai de me répondre dès réception de mon mail. Ça prend 20 secondes, allons, disons 30 car il faut trouver son agenda, et ça permet de caler une date.
A tout bientôt donc.
Poétiquement, littérairement, musicalement (j'en oublie?) vôtre.
François
PS : Merci à Brigitte pour les notes qu'elle a prises, qui m'ont permis de donner les références de certains ouvrages et chansons.

dimanche 7 juin 2009

réunion du 25 juin

Chers amis, Suite aux réponses reçues (8) pour le choix de notre prochain buffet littéraire, 6 personnes ont indiqué qu'elles seraient disponibles le jeudi 25 juin, c'est donc cette date qui est retenue. Je suggère que cette réunion qui sera la dernière de la saison ne soit pas thématique mais tournée vers la poésie, la musique et la chanson. Je lance donc un appel à participation poétique et/ou musicale. Mais il n'y a rien d'obligatoire, c'est d'ailleurs le principe de nos réunions qui apparemment a très bien fonctionné jusqu'à présent. Des personnes extérieures à notre buffet nous font le cadeau de venir. Il s'agit d'un duo : Parhal et Birgit Yew , respectivement poète et musicienne (violoncelliste). Ce qu'ils font est vraiment superbe. Vous trouverez leur site internet en bas de cette page. Ils ne pourront rester tard (21H maxi) car ils ont ensuite un spectacle, je vous conseille donc d'être encore plus ponctuels que les fois précédentes pour pouvoir profiter d'eux.Il y aura également mon frère Alain Minod, poète et auteur de plusieurs recueils de poésie. Et puis il y aura chacun d'entre nous. A très bientôt donc le plaisir de vous revoir.Littérairement (poétiquement et musicalement vôtre)FrançoisPS: je suis à l'étranger du 11 au 22 juin, donc difficile à joindre à partir de jeudi prochain.Site de Parhal et Birgit: http://www.myspace.com/youwhal

mercredi 6 mai 2009

Résumé des Contributions au buffet littéraire du 8 avril sur le thème : "l'écriture au féminin"
(version définitive)

Brigitte : réflexion sur la différenciation du féminin et du masculin étayée par la lecture de certains passages de l’ouvrage dirigé par Catherine Vidal « féminin et masculin, mythe et idéologie », Ed Belin.
Approche des difficultés rencontrées par des femmes écrivain(es) : lecture de certains passages de deux livres de Laure Adler « Les femmes qui écrivent, vivent dangereusement » et « l’insoumise », édités aux éditions Acte Sud


Patrick : jeu de devinettes sur les paroles de chansons de :
Margaret Duras
Jeanne Moreau
Gainsbourg

Et..., la belle interprétation de Barbara chantée par Françoise.



Yves : découverte de la première écrivaine française, Marie de France (1154 – 1189)
M de F adapte en français et en vers, des légendes bretonnes, auxquelles on donne le nom de "Lais".
Lecture par Yves d'un Lais : Le Rouge Gorge.



Françoise : référence au livre de Claire Gallois « L’empreinte des choses cassées ». Ed. Grasset.
Discours prononcé à l’occasion de la réception à l’Académie Française
Lecture d'un extrait du carnet personnel et intime de Françoise.


Félicien : réflexion sur l’écriture théâtrale et la façon dont les acteurs s'approprient les textes, parfois en les "massacrant" pour vérifier qu’ils "tiennent".



François : réflexion sur le "féminin" comme principe et source d’inspiration à partir du mythe d’Orphée et Eurydice évoqué dans l’ouvrage "l’œuvre du féminin dans l’écriture de Maurice Blanchot" Editions Complicités

mardi 5 mai 2009

Contributions au buffet littéraire du 8 avril dont le thème était: "l'écriture féminine" (draft provisoire)

1. Brigitte : ouverture sur l’aspect médical de différenciation des genres féminin et masculin
Citations et références:
Féminin et masculin, Mythes et Idéologie sous la direction de Catherine Vidal : Ed. Belin
Les femmes qui écrivent vivent dangereusement / « L’insoumise » de Laure Adler : Ed Actes Sud
Simone Weil
Toni Morrison
Fatma-Zohra Imalayen
Arhundhati Roy
Dorris Lessing

2. Patrick : jeu de devinettes sur les paroles de chansons
Margaret Duras
Jeanne Moreau
Gainsbourg
Et..., la belle interprétation de Barbara par Françoise

3. Yves : découverte de la lecture de la première écrivaine française: Marie de France (1154 – 1189)
M de F adapte en français et en vers, des légendes bretonnes, auxquelles on donne
le nom de « Lais ».
Lecture par Yves d'un Lais « Le Rouge Gorge »

4. Françoise :
- référence au livre de Claire Gallois « L’empreinte des choses cassées ». Ed. Grasset.
- discours prononcé à l’occasion de la réception à l’Académie Française d’une femme.
- Lecture d'un extrait du carnet personnel et intime de Françoise.

5. Félicien : réflexion sur l’écriture théâtral et comment les acteurs s'approprient les textes
en les massacrant

6. François : présentation du livre "l’œuvre du féminin dans l’écriture de Maurice Blanchot"

vendredi 3 avril 2009

Je reviens vers vous pour vous informer de la date de notre prochaine réunion.
Sur les 8 réponses que j'ai reçues, 6 indiquent le 8 avril prochain, nous nous réunirons donc le mercredi 8 avril à 20h.
Nous continuerons, comme nous en sommes convenus, à explorer le thème de l'écriture féminine. Peut-être pourrions-nous l'élargir en abordant la question du féminin dans l'écriture en général. Pour ma part, en m'appuyant sur une étude fort intéressante consacrée à "l'œuvre du féminin dans l'écriture de Maurice Blanchot" j'esquisserai un questionnement sur les images féminines archétypales et mythiques à l'œuvre dans les représentations du féminin chez Blanchot, Bataille, Duras, notamment. Rassurez-vous, ce ne sera pas un exposé universitaire magistral, juste quelques pistes nous permettant de nous interroger sur nos représentations du féminin en littérature.Bien sûr, vos contributions de lecture sont les bienvenues et j'attends que vous m'informiez de vos intentions afin que j'organise au mieux la prochaine réunion.J'aurai d'autres infos à vous transmettre, concernant notamment l'éventualité (pour ceux que ça intéresse) d'organiser en dehors de nos réunions un atelier d'écriture animée par une amie (Nicole Voltz), enseignante à la fac d'Aix-Marseille, spécialiste de ce domaine. Elle est d'accord sur le principe.Ça pourrait se faire à titre expérimental d'ici fin juin, 1 samedi par exemple. A suivre, donc.A très bientôt, n'hésitez pas à me contacter, à suggérer des pistes,des idées, des thèmes... Bon vent littéraire.
François

vendredi 6 mars 2009

Chers amis, Merci de votre participation active à notre dernière réunion, merci aussi de votre ponctualité qui nous a permis de terminer à une heure raisonnable (je pense à ceux qui travaillent tôt le matin) Je ferai prochainement un compte-rendu de notre réunion qui devrait intéresser les personnes absentes le 4 mars. Nous sommes convenus de poursuivre le thème de l'écriture féminine que l'on pourrait élargir à la question du genre en littérature : le féminin versus le masculin et vice-versa. Reste maintenant à convenir d'une date. Je vous propose de me dire rapidement quelle est votre préférence : le 1er ou le 8 avril ?En fonction des réponses, je fixerai la date. Bon vent littéraire et à tout bientôt.
François